#EntreprisesEngageesPourLeau 

Février 2026

Chers partenaires,

 

Alors que notre pays est de nouveau frappé par des épisodes de vents violents, d' inondations et de crues qui témoignent de la réalité des impacts du changement climatique, j’adresse mes remerciements aux 28000 salariés des entreprises de l’eau mobilisés sur le terrain pour assurer la continuité du service public dans des conditions souvent difficiles, aux côtés des collectivités.

 

Plus que jamais, la gestion de l’eau apparaît comme un pivot des politiques publiques locales : garante de notre santé, de notre environnement, et de la poursuite de l’activité économique dans nos territoires, elle est amenée à occuper une place centrale au cours du prochain mandat municipal. C’est une attente forte exprimée par les Français : plus des deux tiers estiment que l’eau doit figurer parmi les priorités municipales, selon un sondage réalisé par l’Institut Kantar pour la FP2E et publié en novembre 2025.

 

Si la France doit accentuer ses efforts en matière de prévention, pour éviter les pollutions de demain, le traitement des pollutions d’hier et d’aujourd’hui est désormais au cœur des préoccupations. C’est dans ce cadre qu’entre en vigueur la nouvelle réglementation sur le suivi des PFAS dans l’eau, pour préserver la santé et l’environnement. Parallèlement, la transposition prochaine de la directive eaux résiduaires urbaines en droit national va  conduire à de nouvelles obligations, mais aussi générer d’importantes avancées, notamment en matière de lutte contre les micropolluants.

 

Au niveau européen et international, les travaux autour de la directive-cadre sur l’eau et la Conférence des Nations Unies prévue à la fin de l'année placeront la protection des ressources au centre des débats publics.

 

Dans ce contexte, les entreprises de l’eau sont plus que jamais forces de propositions et pourvoyeuses de solutions. Alors que le Conseil d’analyse économique souligne, dans sa dernière note, la fragilité du modèle de financement des services d’eau et d’assainissement, elles s’engagent au travers de 10 propositions publiées à l’approche des élections municipales.

 

Et si on accordait enfin à l’eau sa juste valeur ?

 

Bonne lecture !

 

Estelle GRELIER, 

Présidente de la FP2E

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???? Municipales 2026 : 10 engagements des Entreprises de l'eau au service des territoires

 

À l’approche des élections municipales, la gestion de l’eau s’impose comme un enjeu majeur de l’action publique locale. Selon une enquête Kantar réalisée pour la FP2E, 72 % des Français estiment que l’eau doit figurer parmi les priorités des programmes municipaux, confirmant une prise de conscience collective face aux effets du changement climatique, à leurs impacts sur la ressource et aux exigences réglementaires renforcées en matière de qualité.

 

C’est dans ce contexte que la FP2E a publié son Manifeste des 10 engagements des entreprises de l’eau au service des territoires, conçu pour alimenter les réflexions des futures équipes municipales. Ce Manifeste repose sur un diagnostic partagé : l’eau n’est pas un sujet uniquement technique, mais un enjeu de gouvernance locale, économique, environnementale et sociale

 

Et pour cela, les entreprises de l’eau sont résolument du côté des solutions ! Les engagements proposés s’articulent autour de grands axes structurants : préserver durablement la ressource, accompagner les collectivités dans leurs choix techniques et financiers, prioriser les investissements, sécuriser les réseaux, améliorer l’information des usagers, soutenir la sobriété des usages, prévenir et réduire les fuites, développer le recyclage des eaux usées, innover et former les compétences de demain. 

Autant de leviers concrets pour concilier performance des services d’eau, qualité de l’eau, résilience des territoires et soutenabilité économique. 

 

La FP2E réaffirme ainsi le rôle des entreprises de l’eau comme partenaires de long terme des collectivités, capables d’accompagner les élus dans la mise en œuvre de politiques locales de l’eau sobres, innovantes et adaptées aux réalités de chaque territoire. 

 

➡ Télécharger le Manifeste 

 

???? Financement des services d'eau potable et d'assainissement : les recommandations du Conseil d’analyse économique 

Le Conseil d’analyse économique (CAE), dans une note publiée fin janvier, souligne l’ampleur des tensions qui affectent le secteur de l’eau en France face au changement climatique, à la raréfaction de la ressource, au sous-investissement chronique dans les infrastructures et à un modèle de financement considéré comme inadapté.  

 

Pour répondre à cette situation, le CAE a formulé neuf recommandations, dont  : 

 
  • Renforcer la part fixe de la tarification, pour sécuriser le financement des coûts structurels, tout en mettant en place des dispositifs de soutien pour les ménages modestes.  

  • Orienter le financement vers la performance des services d’eau (réduction des fuites, efficacité des réseaux) via des contrats territorialisés avec des objectifs vérifiables.  

  • Favoriser la sobriété hydrique et la réutilisation des eaux usées.  

 

La FP2E partage pleinement ce constat d’urgence et la nécessité d’une réforme profonde du modèle économique du secteur. C’est ce même diagnostic qui a conduit la Fédération, Intercommunalités de France et la FNCCR à formuler 25 propositions pour faire évoluer le modèle de financement des services d’eau et d’assainissement face à l’enjeu de sobriété hydrique. 

 

PFAS : un cadre réglementaire en forte évolution

La réglementation relative aux PFAS se renforce, avec des exigences nouvelles dès ce début d’année et une trajectoire de réduction ambitieuse pour les années à venir. 

En matière d’eau potable, le décret n° 2025-1287 du 22 décembre 2025 précise la liste des PFAS devant être recherchés dans le cadre du contrôle sanitaire. Les exploitants sont ainsi tenus d’assurer le suivi de ces paramètres, de gérer les éventuelles non-conformités et de proposer, le cas échéant, des mesures correctives aux collectivités. 

Parallèlement, l’interdiction de plusieurs usages des PFAS est entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Le décret n° 2025-1376 du 28 décembre 2025, pris en application de la loi visant à protéger la population des risques liés aux PFAS (promulguée le 27 février 2025), prohibe notamment leur utilisation dans les vêtements, les chaussures, les cosmétiques et les farts pour skis. 

S’agissant des eaux usées, les exploitants de certaines stations d’épuration industrielles sont soumis, depuis juin 2023, à des obligations de surveillance des PFAS dans leurs rejets. L’arrêté du 3 septembre 2025 renforce ce cadre en imposant l’analyse des PFAS dans les eaux d’entrée et de sortie des stations de traitement des eaux usées d’une capacité supérieure ou égale à 10 000 équivalents habitants. Des campagnes d’analyses devront être menées selon un calendrier défini, avec une première échéance fixée à fin 2026, afin de mieux caractériser l’efficacité des filières de traitement existantes et d’orienter les adaptations techniques nécessaires. 

À plus long terme, le décret du 8 septembre 2025 établit une trajectoire nationale de réduction progressive des rejets aqueux industriels de PFAS, avec un objectif strict à horizon 2030. Ce dispositif est complété par la loi de finances pour 2026, qui prévoit la création d’une redevance dédiée à la pollution de l’eau par les PFAS, acquittée par les industriels concernés, avec une entrée en vigueur au 1er mars 2026. 

Enfin, les conclusions attendues de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le TFA (acide trifluoroacétique) et l’évolution possible de la directive-cadre sur l’eau, susceptible d’intégrer les PFAS dans les objectifs de qualité des eaux superficielles et souterraines, viendront renforcer encore ce cadre réglementaire en constante évolution. 

La FP2E considère que la préservation durable de la qualité de l’eau repose sur une complémentarité entre la prévention et le traitement. Ces deux leviers constituent ensemble la clé d’une gestion durable et efficace des ressources. 

La prévention agit sur le temps long : elle s’appuie sur la réduction des pressions à la source, la modification des pratiques agricoles, et industrielles et la planification territoriale. Ses effets sont progressifs mais durables, garantissant la sécurité sanitaire des ressources à terme. 

Le traitement, quant à lui, répond immédiatement aux pollutions existantes ou émergentes, en fonction de la réglementation. Grâce à des technologies de pointe, il assure la qualité sanitaire de l’eau distribuée ou rejetée dans le milieu naturel. Il relève en particulier d’un impératif sanitaire.

Les entreprises de l’eau emploient près de 1000 chercheurs, qui contribuent chaque année à faire avancer la recherche, notamment sur les pollutions de l’eau. 

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????Nouvelle réglementation amiante : les collectivités sont appelées à cartographier leurs réseaux   

La FP2E a publié une note de position sur l’arrêté du 4 juin 2024 relatif au repérage de l’amiante avant certaines opérations sur les ouvrages de génie civil, les infrastructures de transport et les réseaux divers, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2026.  

 

Cette réglementation renforce la prévention des risques et la protection de la santé, mais entraîne des évolutions importantes dans l’exécution des travaux, notamment le repérage systématique, l’intervention d’opérateurs formés et une gestion renforcée des déchets. La Fédération rappelle à cet égard que le propriétaire de l’ouvrage est responsable de la transmission, en amont des interventions, d’informations précises sur la présence d’amiante dans les voiries ou réseaux, et est tenu, à ce titre, d'en réaliser la cartographie détaillée. Ces nouvelles obligations sont également susceptibles d’affecter les délais d’intervention.  

La FP2E estime à près de 600 M€ par an les impacts économiques pour l’ensemble des services d’eau et d’assainissement et recommande que l’ensemble des contrats soient adaptés pour prendre en compte ces coûts. 

 

???? Consulter la note amiante

 

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Temps forts du dialogue institutionnel

???? Table-ronde au Carrefour des gestions locales de l’eau -la performance et la résilience des services d’eau et d’assainissement au cœur des échanges

Organisée dans le cadre du Carrefour des gestions locales de l’eau à Rennes, événement de référence, une table-ronde animée par Aurélie Colas, déléguée générale de la FP2E, a réuni, le 21 janvier, élus et acteurs de l’eau autour des enjeux de performance et de résilience des services d’eau et d’assainissement face au changement climatique.

 

Intervenants : 

  • Estelle Grelier, Présidente de la FP2E 
  • Thierry Burlot, Président du Comité de bassin Loire-Bretagne et du Cercle Français de l’Eau 
  • Teddy Régnier, Président de Vitré Communauté, Maire de Châteaubourg et Président d’Eau des Portes de Bretagne 
  • Arnaud Lécuyer, Président de Dinan Agglomération, Maire de Saint-Pôtan et Vice-Président en charge de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de l’Alimentation à la Région Bretagne.

 

Dans un contexte marqué par l’intensification des événements climatiques extrêmes, les enjeux autour des nouveaux polluants et le renforcement des exigences réglementaires, les échanges ont souligné le rôle central de la performance des services d’eau et d’assainissement pour sécuriser la ressource, garantir la qualité de l’eau, renforcer la résilience des infrastructures et assurer la continuité du service public. 

 

Les retours d’expérience de Vitré Communauté et de Dinan Agglomération ont mis en lumière l’importance d’un partenariat étroit entre collectivités et délégataires, placé sous le pilotage stratégique des élus. Il permet de mobiliser l’innovation, de mieux prévenir et gérer les crises et d’optimiser les investissements. 

Dans le cas des exemples des agglomérations de Vitré et Dinan, les délégataires doivent atteindre des objectifs de performance, intégrant des trajectoires de réduction des consommations d’eau potable, de rendement des réseaux, d’équipement de télérelève, de développement de la REUT et de démarches spécifiques auprès de certains usagers (gros consommateurs industriels).

 

Enfin, les intervenants ont exprimé un large consensus sur la nécessité de replacer la question de l’eau au cœur du débat public et de l’agenda politique. 

 

????Le replay de la table ronde sera prochainement disponible sur la plateforme IdéalCo.  

 
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????  Estelle Grelier élue au Conseil exécutif du MEDEF 

À l’issue de l’Assemblée générale du MEDEF du 13 janvier, Estelle Grelier, Présidente de la FP2E, a été élue au Conseil exécutif, qui rassemble 20 représentants des fédérations professionnelles, 20 membres représentant les MEDEF territoriaux et 10 personnalités qualifiées.

 

Cette élection souligne l’importance stratégique de la ressource en eau dont les enjeux de préservation, de gestion performante mais aussi de financement sont au cœur des préoccupations de l’ensemble des filières économiques et des territoires. 

La présidente de la FP2E entend se saisir de ce mandat pour porter la voix de l’eau au sein de toutes les filières économiques, en favorisant le dialogue et la coopération inter-professionnels au service de la compétitivité des entreprises, de la sobriété et de l’adaptation aux enjeux environnementaux. 

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Contribution de la FP2E à la révision du cadre de la commande publique 

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La Commission européenne a lancé une consultation portant sur la révision des directives de l’Union européenne en matière de marchés publics, couvrant les concessions, les marchés de fourniture, de services et de travaux. Les projets de directives révisées devraient être publiés cet été. 

 

La FP2E a élaboré des recommandations visant à renforcer le cadre législatif et réglementaire existant tout en préservant sa cohérence. Ses préconisations valorisent notamment le modèle des concessions, reconnu comme un outil essentiel pour mobiliser les investissements privés, favoriser l’innovation et garantir la continuité et la qualité des services d’eau et d’assainissement. 

 

Les recommandations de la FP2E : 

 
  • La meilleure prise en compte de l'ensemble des critères hors-prix (qualité technique, performance environnementale, innovation, aspects sociaux) dans l'évaluation des offres  

  • La valorisation de l’innovation à long terme  

  • Le renforcement du dialogue compétitif et de la co-construction avec les autorités organisatrices

  • L’adaptation des durées des contrats de concession pour faciliter l’investissement 

  • La réalisation d’une étude d’impact pour le secteur de l’eau et de l’assainissement sur le critère de “préférence européenne” 

  • La simplification des procédures de passation des contrats de la commande publique 

  • La clarification de la notion de “modification substantielle” et de la répartition des risques dans les contrats de concession 

  • Le renforcement des conditions de l’exemption “in-house” et de la lutte contre les distorsions de marché  

  • Enfin, l'harmonisation du cadre réglementaire des services d’eau et d’assainissement. 

 

 

La FP2E considère que le cadre actuel des directives européennes est équilibré et appelle à des ajustements ciblés plutôt qu’à une refonte complète. Cette révision doit permettre au secteur de l’eau et de l’assainissement, ainsi qu’à l’Union Européenne, de relever les défis actuels : accès à une eau potable de qualité et en quantité, stress hydrique, vieillissement des infrastructures, changement climatique et contraintes budgétaires. 

La FP2E défend un cadre moderne et flexible, indispensable pour permettre aux entreprises de l’eau d’investir, d’innover et de garantir des services performants au bénéfice des usagers et des collectivités. 

 

???? Accéder à la consultation 

 

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91 %  

 des Français estiment qu'il ne faut pas ralentir les investissements dans les services d'eau, d'après les résultats du baromètre Kantar / Centre d'information sur l'eau réalisé auprès de 1010 individus représentatifs de la population française. 

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FP2E

19 avenue de Messine, 75008, Paris