Dans une actualité politique instable autour de la lecture du projet de budget 2026, et après la nomination récente d’un énième Gouvernement, le CESE a adopté cette semaine à l’unanimité l'édition 2025 de son Rapport annuel sur l'état de la France (RAEF). Consacré cette année à la thématique de l'égalité des chances, celui-ci dresse un portrait inédit de l’état d’esprit des Françaises et des Français, entre pessimisme sur l’avenir et déterminisme social puissant.
Qu’est-ce que le RAEF ?
Le Rapport annuel sur l’état de la France (RAEF) est rendu chaque année par le CESE au Gouvernement et au Parlement. Thermomètre social, économique et environnemental du pays, il propose une radiographie de la société française, avec ses évolutions, ses équilibres, ses fractures et ses tensions. Miroir tendu au pays par les organisations de sa société civile, il constate ce qui a changé en une année, ce qui pourrait ou devrait évoluer, et propose des solutions et des évolutions de politiques publiques pour y répondre.
Quel état de la France, des françaises et des français en 2025 ?
Comme chaque année, le CESE a fait appel à l'institut Ipsos afin de sonder l'état d'esprit des Françaises et des Français, et de comprendre leur perception de l'égalité des chances en France.
Le sondage nous livre deux enseignements :
- Un pessimisme généralisé, alimenté par la situation politique du pays et par les préoccupations quotidiennes :
- 74% des Français se déclarent pessimistes vis-à-vis de l’état de la France, soit une hausse de 11 points en un an ;
- La situation politique de la France devient la troisième préoccupation des Français, derrière leur santé et celle de leurs proches, ainsi que le pouvoir d'achat.
- Des inégalités des chances de plus en plus visibles et ressenties, avec une égalité des chances qui reste un mythe pour de nombreuses citoyennes et nombreux citoyens :
- 2 Français sur 3 déclarent avoir été personnellement confrontés à une situation d'inégalité des chances ;
- 4 Français sur 10 considèrent que les politiques publiques en faveur d'une meilleure égalité des chances sont improductives, voire creusent les inégalités.